La TVA Sociale
C'est une vraie bonne idée parce qu'elle permet d'assurer le financement de la protection sociale tout en optimisant l'économie.
C'est une vraie bonne idée parce qu'elle permet d'assurer le financement de la protection sociale tout en optimisant l'économie.
Le 16 janvier 2007, Monsieur Axel Poniatowski a déposé une proposition de loi instituant une TVA sociale.
Axel Poniatowski
Selon « Europe 1 », François Bayrou « a … jugé "intéressante" et à suivre l'idée d'une TVA sociale ».
Globalement, la hausse de l’inflation que l’on nous annonçait comme inévitable et majeure en Allemagne en raison de l’augmentation de la TVA de 16 à 19% n’a pour ainsi dire pas eu lieu. En effet, l’inflation est passée de 1,4 % en décembre 2006 à 1,6 % en janvier 2007.
Patrice Drouin dans « Les Echos » du 19 février présente à merveille la situation. Le seul secteur qui a souffert en interne est celui de l’automobile puisque les ventes ont chuté de 11% par rapport à la même période de l’année.
Mais « Bernd Gottschalk, le président de la Fédération de l'industrie automobile (VDA) », précise que : « les constructeurs se sont rattrapés en exportant au mois de janvier 37.000 véhicules, soit une progression de 20 % par rapport à la période correspondante de 2006. »
Et si le principe de la TVA sociale était en train de faire ses preuves en Allemagne ? En sachant toutefois que le système d’augmentation de la TVA comme cela se fait en Allemagne n’a pas tous les atouts d’une véritable « TVA sociale ».
Très bel article d’Albert Mevellec sur le blog « Net PME », le 18 février, intitulé « La TVA sociale, une réponse aux déficits permanents de la Sécurité Sociale ». Vous pouvez le lire grâce à ce lien.
Dans « Le Journal des Entreprises », du vendredi 2 février 2007, on peut lire une très belle interview de Jean Arthuis par Erwan Le Duc, intitulée : « La TVA sociale au secours du made in France ».
Extraits de l’article d’Emmanuel Vasseneix, dans « La Tribune » du 13 février 2007
Emmanuel Vasseneix, président de la Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel.
" La TVA sociale, seul outil pour notre compétitivité ! "
La Laiterie de Saint-Denis-de-l'Hôtel (140 millions d'euros d'activité, 360 personnes), basée à Saint-Denis-de-l'Hôtel (Loiret), est spécialisée dans le conditionnement de liquides alimentaires. Son président est membre du bureau national du CJD.
La TVA sociale est-elle un remède miracle ?
Sans doute pas, mais c'est inverser une logique qui fait reposer un système seulement sur les charges salariales et qui pénalise notre compétitivité. Baisser ces charges sociales, c'est redonner de la capacité à investir, à consommer... En taxant la consommation, on fait baisser le coût du travail et l'on redonne de nouvelles chances à nos exportations.
La TVA est considérée comme l'impôt le plus injuste. Comment dépasser ce handicap ?
Mais une contribution sur la consommation est moins injuste que les charges sociales et permettrait par ailleurs de redonner du pouvoir d'achat aux actifs. Ne pas taxer les produits importés, les tee-shirts chinois à 1 euro, n'est-ce pas injuste pour notre emploi national ? Dans mon secteur, quand je vends un litre de lait 0,55 euro, je rapporte 10 centimes à l'État alors qu'un litre de lait importé d'Allemagne ne procurera que 2 centimes. N'est pas une injustice ?
Êtes-vous confiant dans les engagements des candidats à la présidentielle ?
Oui, à des degrés divers. La plupart sont conscients que nous sommes au pied du mur et qu'il faudra prendre des décisions courageuses. Mais cela ne peut pas consister à promettre des baisses de TVA à certaines catégories influentes. Ce serait une erreur stratégique. L'Allemagne vient d'augmenter son taux de TVA sans pour autant que cela altère sa compétitivité, bien au contraire.
Dans « Les Echos » du 12 février, HUBERT DE LA BRUSLERIE, professeur à l'université Paris-I Sorbonne, explique qu’en Allemagne les prévisions de croissance, pour 2007, vont de « + 1,7 % à + 2 % ». Il précise que « l'Allemagne est tirée par une croissance extravertie : les exportations explosent, l'investissement connaît une forte hausse ».
Son regard sur la France, est moins optimiste : « En France, la croissance, tirée essentiellement par la consommation des ménages, s'essouffle. Pour la première fois depuis douze ans, elle est inférieure à la croissance allemande. Les exportations sont même en recul au troisième trimestre. La croissance est alimentée par une boucle classique de revenus : la hausse du pouvoir d'achat consécutive à des augmentations salariales (+ 2,7 % annualisé) et l'amélioration de l'emploi soutiennent la consommation. Mais les problèmes structurels sont là : faiblesse des exportations, perte de compétitivité (avec l'euro « cher » dans le rôle du bouc émissaire), dégradation du climat des affaires».
Le 7 février 2007, Emmanuel Vasseneix était interviewé sur BFM par Stéphane Souiller dans l’émission « Good Morning Buisness ». Extraits
BFM : Et si je vous demande… un point prioritaire, un seul, si vous aviez une revendication, enfin je n’ai pas envie de dire revendication d’ailleurs parce que c’est pas de la revendication mais juste un boulet en moins…
Emmanuel Vasseneix : Un boulet en moins c’est qu’il faut faire baisser le coup du travail en France
BFM : Oui c’est vraiment ça la clé.
Emmanuel Vasseneix : Voilà et encore une fois qu’on ne dise pas … qu’il faut baisser les salaires, ça n’a rien à voir, il faut redonner du travail, redonner de la compétitivité aux entreprises françaises et de la capacité à exporter, du savoir faire, de l’innovation… Et puis un dernier souhait… c’est qu’on revienne dans une contagion de l’optimisme et qu’on arrête en permanence de voir le verre à moitié vide. On est dans un pays formidable avec plein de solutions, plein de choses à faire. Et c’est en les faisant ensemble avec une stratégie, avec une vision, et avec un projet très clair qu’on y arrivera.
Emmanuel Vasseneix est le dirigeant de la Laiterie de Saint Denis de l’Hôtel et membre du bureau du Centre des jeunes Dirigeants.
Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du livre de Philippe Rodet : « Le stress : nouvelles voies » aux Editions de Fallois. Ce livre aspire à vulgariser les mécanismes du stress pour permettre à tout un chacun de comprendre les nouvelles pistes de son traitement.
Dans « L’Expansion » du 31 janvier, un article intitulé « La hausse de la TVA ne plombera pas la croissance allemande » traduit bien l’optimisme économique qui règne actuellement Outre-Rhin.
« La croissance allemande devrait résister mieux que prévu à l'augmentation de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), selon le gouvernement qui a relevé mercredi sa prévision de croissance pour cette année et se dit optimiste sur une poursuite de la décrue du chômage ».
Cyril Cortina : Diplômé de l’ESCP-EAP, directeur dans un cabinet de conseil en management et nouvelles technologies
Alain Grandjean : Polytechnicien, conseil de dirigeants, co-auteur de "La monnaie dévoilée"
Jacques Groleau : Chef d'entreprise
Bertrand de Kermel : Président du "Comité Pauvreté et Politique"
Yann Loupp : Normalien, professeur de Physique, animateur du blog.
Philippe Rodet : Médecin urgentiste, président de "L'Elan Nouveau des Citoyens"
Emmanuel Vasseneix : Chef d'entreprise, membre du bureau du C.J.D. (Centre des Jeunes Dirigeants)
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