La TVA Sociale
C'est une vraie bonne idée parce qu'elle permet d'assurer le financement de la protection sociale tout en optimisant l'économie.
C'est une vraie bonne idée parce qu'elle permet d'assurer le financement de la protection sociale tout en optimisant l'économie.
« L’Elan » apporte son soutien à l’Appel au Civisme et à la Fraternité lancé par Aziz Raguig. Nous vous invitons donc à aller signer son Appel !
Dans « Le Jura Agricole et rural » du 18 septembre 2006, la FDSEA du JURA rappelle l’engagement de la FNSEA en faveur de la TVA sociale : « Parmi les pistes de réforme, la création d’une TVA sociale a été défendue par la FNSEA. Depuis plus de 10 ans, la FNSEA demande la mise en œuvre de cette mesure d’avenir ».
Dans Challenge du 14 septembre 2006, on apprend que Nicolas Sarkozy « défend depuis peu l’idée d’une TVA sociale ».
Je vous conseille la visite du site ORVINFAIT où se trouve un argumentaire de qualité en faveur de la TVA sociale.
Bravo ! Et Merci.
Dans le journal « Le Monde » du 5 septembre, dans un article intitulé « Des économistes veulent une baisse des impôts, des fonds de pension et des aides aux plus fragiles », on apprend que Patrick Arthus serait favorable à la « TVA sociale ».
"Pour soutenir les plus fragiles, M. Artus écarte la hausse du smic, "inadaptée", car faisant obstacle à l'emploi des peu qualifiés. Pour financer les dépenses actives de l'emploi - celles qui incitent les chômeurs à la reprise d'un travail -, il défend un "malus" payé par les entreprises qui licencient pour délocaliser, et une TVA sociale perçue sur la consommation (dont celle de biens importés)"
Dans « Le Figaro » du 1er septembre, Philippe Marini plaide encore et toujours pour … la « TVA sociale ».
Le Centre d'Analyse Stratégique (CAS) a remis jeudi 24 août au Premier ministre une synthèse réalisée à partir des propositions du Conseil d'Orientation pour l'Emploi (COE) et du Conseil d'Analyse Economique (CAE) au sujet du projet de réforme des cotisations sociales.
Le CAS retient quatre hypothèses :
- L'instauration d'une "contribution sur la valeur ajoutée" produite par les entreprises ;
- la modulation des cotisations en fonction de la valeur ajoutée ;
- la TVA sociale ;
- une contribution patronale généralisée (CPG).
La « TVA sociale » est… toujours dans la course.
Grâce à « Net PME » du 15 août 2006, on apprend que pour le C.O.E. (Conseil d’Orientation pour l’Emploi), « la TVA sociale, vu l’intérêt qu’elle suscite, nécessite des études complémentaires urgentes ».
La TVA sociale, comme nous allons le voir a de multiples avantages dans le contexte actuel. Rappelons d’entrée de jeu que sa mise en œuvre ne passe pas par la création d’un nouvel impôt mais par une redéfinition du mode de financement des cotisations sociales.
Son principe consiste à transférer le montant des charges sociales intégrées dans le prix de revient des entreprises, vers ce qui sera toujours une cotisation sociale mais enregistrée de manière comptable comme la TVA, c’est
Comme pour la TVA fiscale, ce nouveau mode de prélèvement ne s'applique pas sur les exportations de produits fabriqués sur le territoire, qui sont vendues hors TVA sociale et fiscale mais pèse sur les importations : il s’agit donc d’un surcoût additionnel pour ces produits. Ce mécanisme permet donc de financer nos dépenses sociales tout en facilitant la compétitivité internationale des entreprises.
La mise en place de la
Ce processus permet de favoriser l’offre, donc la vitalité économique avec laquelle la France cherche à renouer. La
«TVA sociale» ou augmentation de la TVA?
Il y a parfois confusion entre ces deux hypothèses. Dans les deux cas, le mécanisme employé est bien celui de la TVA. En revanche, dans le cas de l’augmentation de la TVA, les sommes prélevées vont renflouer le budget de l’Etat et dans l’hypothèse de la «
En outre, au niveau de l’Union Européenne, l’augmentation de la TVA ne laisserait que de faibles marges, car le taux de TVA maximum est de la compétence de la Commission qui vise à harmoniser la TVA, alors que la création d’une «
Enfin, dans le cas de la « TVA sociale » le rôle des organisations syndicales, généralement hostiles à la fiscalisation des prélèvements sociaux, est inchangé.
« TVA sociale » ou « cotisations sociales assises sur la valeur ajoutée » ? Malgré les apparences ces deux propositions sont complètement différentes. La deuxième n’a pas les avantages de la
Calculer les cotisations sociales sur la valeur ajoutée revient à remplacer le mode de calcul actuel où les cotisations sont fonction des salaires par un autre où les cotisations sociales seraient fonction de la valeur ajoutée de l’entreprise.
Ce simple changement du mode de calcul des charges sociales n’allègera en rien le poids sur les entreprises des prélèvements sociaux qui pèseront toujours sur les prix de revient. Elle ne changera en rien le prix des importations. Elle n’aura donc aucun des deux effets bénéfiques de la TVA sociale. Par ailleurs, les entreprises françaises de production seront toujours fortement handicapées par rapport aux entreprises importatrices dont la valeur ajoutée est toujours bien plus faible puisque les travaux de recherche et de production sont effectués hors du territoire national. Bref, ce mode de financement perpétue et pérennise la situation difficile dans laquelle se trouvent nos entreprises.
L’avantage mis en avant par certains en faveur de ce mode de calcul est plus que discutable. En langage imagé, il s’agirait de « faire payer les robots ». Remarquons d’abord qu’il existe deux sortes d’investissements, des investissements de capacité (qui permettent d’augmenter la production) et des investissements de productivité (qui permettent de produire autant avec moins de personnel). Les premiers sont générateurs d’emplois mais rien ne permet de les distinguer des seconds dans la valeur ajoutée. En voulant taxer les “robots” on pénalise donc la croissance, puisqu’elle repose sur l’augmentation de la production. Quant aux investissements de productivité, s’il est vrai qu’ils ont pour effet de réduire la part de la main œuvre dans la production, ils sont générateurs de pouvoir d’achat Par ailleurs, la baisse des prix qu’ils entraînent se traduit souvent par un développement accéléré des échanges qui sont, en définitive, créateurs d’emplois. Nous en avons deux exemples spectaculaires avec l’essor de l’industrie automobile et des nouvelles technologies nouvelles.
Enfin, il faut préciser que les groupes multinationaux peuvent aisément transférer à l’étranger des activités handicapées par des charges trop fortes. Bref, n’est
Le financement de notre avenir nous concerne tous, d’autant plus en ces temps de fractures politique et sociale. Il faut oser créer de réelles synergies entre le pays, l’entreprise et le citoyen.
Alain Grandjean et Philippe Rodet
Pierre Aunac : Ancien chef d'entreprise, auteur de "L'économie au service de l'Homme"

Cyril Cortina : Diplômé de l’ESCP-EAP, directeur dans un cabinet de conseil en management et nouvelles technologies
Alain Grandjean : Polytechnicien, conseil de dirigeants, co-auteur de "La monnaie dévoilée"

Jacques Groleau : Chef d'entreprise
Bertrand de Kermel : Président du "Comité Pauvreté et Politique"

Yann Loupp : Normalien, professeur de Physique

Philippe Rodet : Médecin urgentiste, président de "L'Elan Nouveau des Citoyens"

Emmanuel Vasseneix : Chef d'entreprise, membre du bureau du C.J.D. (Centre des Jeunes Dirigeants)

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